Graph 2008, (38 x 28 cm), janvier 2008, Tiré à 10 exemplaires

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par Pixartiste
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Comme tout processus de création artistique, la peinture pixographique nécessite une lente maturation, un subtil dosage de mémoire, de
spontanéité et de doutes, condition indispensable à l’extériorisation et à la représentation des sentiments, des émotions et des interrogations de l’artiste quant à sa compréhension du
monde. C’est en ce sens que l’art, quel que soit sa forme, joue à la fois un rôle politique, philosophique et métaphysique. Un rôle dont le fondement s’inscrit dans les racines de l’humanité,
dans sa mémoire individuelle et collective.
Mais qu’en est-il de la mémoire dans un monde voué à la satisfaction des désirs immédiats ? Qu’en est-il de l’avenir dans ce monde
là ?
Il ne sera bientôt plus que des hommes sans passé, sans avenir, prisonniers de l’instant. Individus exclusivement préoccupés de la
satisfaction immédiate de leurs désirs égocentriques !
Et paradoxalement, tout en favorisant cette dilution dans l’instantané par sa rapidité à transmettre les informations, l’informatique permet
de conserver et de diffuser des milliards de données culturelles (écrits, images, sons…) dont l’homme seul ne saurait se souvenir. Le réseau informatique est aussi une forme d’extension de la
mémoire humaine qu’il faut s’approprier.
Et c’est un des rôles de l’artiste que d’apprivoiser cette nouvelle forme de mémoire et de faire en sorte qu’elle participe au processus de
mémoire individuel et collectif. C’est le rôle de l’art que de créer de nouvelles représentations du monde et de ses travers. C’est à l’art que d'inventer les
nouvelles significations du monde à travers les oeuvres.
Mais pour cela, il faut un langage commun, des références communes et profondes mais compréhensibles, et non plus
ce pseudo langage vide et superficiel ( mais tellement compréhensible!) que fabrique la publicité et qui s’impose comme référence du monde politique à la serviette périodique !
L'artiste doit sans cesse créer et douter.
Créer pour continuer à avancer, à progresser et à apprendre.
Et douter pour pouvoir continuer à créer suivant son propre vision du monde.
Comme vous pouvez le constater sur ce blog, ma vision du monde n'est ni rose, ni noire mais très (trop?) souvent teintée de pourpre...
par Bruno Pisani
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